Le sabotier

La Hollande étant pourtant depuis longtemps connue pour ses sabots, il est à remarquer que c’est par la France que le sabot s’est fait connaître en Belgique. Au XVIII siècle, les sabotiers, comme les charbonniers vivaient en forêt et formaient un corps de compagnonnage. Ils avaient de ce fait la matière première à portée de main. Au XIX siècle, suite à une réglementation du métier, les sabotiers devaient se trouver à une demi lieue des forêts. Ils s’établirent donc dans les villages. Le sabot connaîtra une période faste jusqu’à la « grande guerre », le sabot étant la chaussure du pauvre. Le samedi, les sabots étaient lavés en vue de la messe du dimanche. Entre la première guerre mondiale et la seconde, le déclin commença à s’amorcer. Vers 1950, la fin de ce métier fit place à la cordonnerie que nous connaissons. Il doit rester actuellement en Belgique moins de dix artisans sabotiers, vivant de leur art. Certains se déplacent encore lors de foires artisanales afin de montrer au public les gestes d’antan et l’outillage employé. Ils vous feront encore une paire de sabots « sur mesure » dans le meilleur bois qu’il y ai en saboterie : le saule, bois léger, solide et agréable. Très hermétique après « fumage » qui a la propriété de refermer les pores du bois.

De nos jours, les sabotiers sont pratiquement tous mécanisés, la machine copiant simplement un modèle. Le vrai artisan, lui, sans machines, mais avec son outillage à main et son savoir faire fera encore rêver l’amateur « du beau geste », mais pour combien de temps encore ?

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